Ersamus+ im Zentrum der Movetia-Konferenz
Olivier Tschopp berichtet im Blogbeitrag über die Movetia-Konferenz und erklärt, wie Erasmus+ Austausch und Mobilität in der Schweiz verändert.Die Blogbeiträge werden nur in der Sprache der Autorin/des Autors veröffentlicht.
L’association de la Suisse au programme Erasmus+ est l’objectif visé par le Conseil fédéral pour 2027. Si le Parlement doit encore valider cette décision, les acteurs et actrices de la formation doivent se préparer à ce changement majeur. Dans cette perspective Movetia a organisé les 16 et 17 mars 2026 à Lugano une conférence d’information rassemblant près de 300 personnes représentant tous les degrés de formation et le secteur jeunesse.
Comprendre comment Erasmus+ transformerait l’espace suisse de formation.
Organisée en collaboration avec le Tessin, canton hôte, la Conférence s’est tenue au Centre Lugano Arte e Cultura (LAC). L’objectif était de mettre en lumière les opportunités offertes par le programme européen de formation et les retombées attendues pour le système éducatif suisse. Près de 300 représentantes et représentants des milieux de la formation – universités, hautes écoles, directions d’établissement de l’école obligatoire et du secondaire II, écoles professionnelles, directions cantonales de l’éducation et associations économiques et professionnelles – ont pris le chemin du Tessin pour s’informer sur cette évolution majeure pour le système éducatif suisse et son ancrage international. La rencontre intervient alors que le Message sur les relations Suisse-UE (Bilatérales III), dans lequel figure l’association à Erasmus+, vient d’être transmis au Parlement, ouvrant la phase parlementaire du dossier.


Une vision commune du Programme en Suisse et en Europe
En ouverture de conférence, Marina Carobbio Guscetti, conseillère d’État tessinoise en charge de l’éducation (DECS), a souligné la nécessité des échanges et leur opportunité pour le Tessin. Erasmus+ représenterait selon elle une énorme plus-value pour la Suisse et apporterait des bénéfices considérables. Ensuite des expertes et experts suisses et européens ont partagé leurs analyses des opportunités qu’une association offrirait aux institutions ainsi qu’aux étudiantes, étudiants et personnes en formation en Suisse. Michael Gerber, chef de la division Organisations et programmes internationaux au Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI), a notamment souligné que, du point de vue de la Confédération, une «association à Erasmus+ n’est pas simplement une décision de politique de formation, c’est un investissement dans l’avenir. Elle permet à la Suisse de participer activement là où l’Europe développe les compétences de demain». Son message a reçu un écho identique des autorités européennes, notamment de Michael Teutsch, chef de l’unité Coordination Erasmus+, à la Commission européenne: «Là où vous êtes déjà bons en Suisse, vous pouvez encore vous améliorer. Le programme Erasmus+ crée une réelle valeur ajoutée par rapport à ce que les pays peuvent atteindre à travers des programmes nationaux. Cette valeur ajoutée est un élément clé du programme.»
Des témoignages des acteurs et actrices de l’éducation et du terrain
Des responsables de faîtières professionnelles ou d’organisations du monde du travail, ainsi que des acteurs du terrain ont témoigné de leur expérience en matière de collaboration internationale et exprimé leurs attentes vis-à-vis d’Erasmus+. Faisant allusion notamment aux alliances universitaires européennes qui sont en train de se mettre en place, Luciana Vaccaro, présidente de Swissuniversities, a notamment insisté sur le rôle et l’implication active de la Suisse dans la coopération internationale, incontournable au niveau des hautes écoles: «Quel pays voulons-nous être dans le futur, un pays qui regarde vers l’avenir ou le passé?» Du côté des acteurs et actrices de la formation professionnelle, l’échange est vécu comme une chance de valoriser l’apprentissage et de développer des compétences attendues sur le marché du travail. Pour Stefano Modenini, directeur de l’Association des industries du Tessin, «la branche industrielle est très intéressée par une relève qui a vécu une expérience à l’étranger pour contribuer à l’innovation des entreprises». René Graf, Vice-Recteur Enseignement de la HES-SO, renchérit: «demandez à un entrepreneur de choisir entre deux dossiers de candidature quasi identiques, dont l’un a une expérience à l’étranger. Lequel choisira-t-il? La réponse est évidente.» Du côté de l’enseignement scolaire, on souligne aussi l’importance de s’ouvrir à d’autres cultures et d’autres pratiques: «il faut développer un écosystème à l’intérieur des écoles en commençant à encourager les enseignantes et enseignants à effectuer des expériences d’échange. Erasmus+ constituerait un réseau, un cadre facilitateur et stimulant», mentionne Simon Lagger, directeur d’école et président de la CLACESO.


L’expérience de la Norvège, un pays hors de l’UE, mais associé à Erasmus+
Invitée à témoigner de l’expérience de la Norvège et du bilan de l’association à Erasmus+ pour son pays, la directrice de l’agence norvégienne, Gro Tjore, a notamment mis en avant le fait que le futur de l’Europe dans le domaine de l’éducation est étroitement associé au futur d’Erasmus+. Mais pour son pays, le choix de s’associer au programme européen n’est pas que dicté par l’accès à un réseau ou à des outils de coopération, Erasmus+ contribue fortement à améliorer la qualité, l’esprit d’innovation et la compétitivité du système éducatif norvégien. Le Royaume-Uni en a fait l’expérience, puisqu’il a décidé de rejoindre à nouveau le programme après avoir pris la décision, il y a quelques années, de le quitter.
Un rôle nouveau pour Movetia, mais une mission identique
Si le Parlement approuve l’association à Erasmus+, Movetia deviendra l’agence nationale Erasmus+ et sera chargée de la mise en œuvre du programme européen pour les acteurs et actrices suisses. Cette mission s’ajoutera au mandat actuel de mise en œuvre et de promotion des programmes d’échanges, de mobilité et de coopération dans le domaine de la formation en Suisse, en Europe et dans le monde. Les programmes d’échanges à l’intérieur du pays, entre les régions linguistiques, continueront à être promus et mis en œuvre par l’agence. Les besoins et le potentiel de développement sont aussi importants dans ce domaine.
*Les opinions exprimées par les auteurs invités ne reflètent pas nécessairement la position de la CDIP.


