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Communiqué de presse du 17.1.2017

Consolider la coopération intercantonale en matière d'éducation

Berne, le 17 janvier 2017. L'actuel programme de travail de la CDIP pour la période allant jusqu'à 2019 est placé sous le signe de la consolidation. Les cantons ont créé durant ces dernières années d'importants instruments au service de la coopération en matière d'éducation. Dans les années qui viennent, ils travailleront en priorité à la mise en œuvre des solutions sur lesquelles ils se sont déjà mis d'accord

Depuis le 1er janvier 2017, la conseillère d'Etat zurichoise Silvia Steiner est présidente de la CDIP. A l'occasion du passage de flambeau à la tête de la CDIP, Christoph Eymann (BS), président sortant, et la nouvelle présidente ont rencontré la presse le 17 janvier 2017 à Berne pour faire un tour d'horizon des principaux axes d'activité de la CDIP d'ici à 2019. M. Eymann quittera le Conseil d'Etat bâlois début février, après avoir occupé durant 16 ans la fonction de directeur de l'instruction publique du canton de Bâle-Ville.

Sous le signe de la consolidation: la CDIP applique actuellement douze accords intercantonaux (concordats) dans le domaine de l'éducation et servant de base à ses activités. La majorité de ces accords ont été élaborés et sont entrés en vigueur à partir des années 2000. L'étoffement du droit concordataire intercantonal en matière d'éducation durant cette quinzaine d'années est lié tout particulièrement aux nouveaux articles constitutionnels de 2006 sur la formation ainsi qu'à la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (RPT) de 2008. Silvia Steiner et Christoph Eymann ont tous les deux souligné que le programme de travail 2015–2019 de la CDIP correspondait à une phase de consolidation: après les années passées à créer des instruments majeurs, tels que de nouveaux concordats entre les cantons ou le programme de monitorage de l'éducation en Suisse mis sur pied avec la Confédération, la priorité ira maintenant à la mise en œuvre des solutions sur lesquelles les cantons se sont mis d'accord et à une utilisation optimale de ces instruments. L'élaboration de nouveaux concordats n'est pas au programme pour l'instant.

Les grands axes de la coopération en matière d'éducation d'ici à 2019: l'actuel programme de travail de la CDIP porte sur une période allant jusqu'à 2019. Voici quelques-unes de ses priorités:

  • En 2019, la CDIP dressera un deuxième bilan de l'harmonisation de la scolarité obligatoire, qui portera, comme le veut l'art. 62, al. 4, de la Constitution, sur les structures et les objectifs de la scolarité obligatoire. La CDIP disposera en l'occurrence pour la première fois des résultats d'évaluations montrant dans quelle mesure les élèves suisses atteignent les objectifs nationaux de formation adoptés par la CDIP en 2011. Ces évaluations, basées sur des groupes représentatifs d'élèves, ont été réalisées en 2016 (en mathématiques à la fin de l'école obligatoire) ou le seront en 2017 (dans la langue de scolarisation et la première langue étrangère à la fin du degré primaire).
  • En ce qui concerne l'enseignement des langues, les cantons auront principalement à cœur, ces prochaines années, de maintenir la stratégie décidée par la CDIP en 2004, appliquée aujourd'hui dans vingt-trois cantons, ou de se rallier à cette solution, si tel n'est pas encore le cas. Sur le plan national, ils pourront notamment compter sur le soutien de la nouvelle Agence pour la promotion des échanges et de la mobilité; la CDIP prévoit par ailleurs des recommandations ainsi qu'un rapport documentant les bonnes pratiques. La présidente de la CDIP a souligné qu'aujourd'hui, la stabilité et l'objectivité devaient prévaloir dans la question des langues. Il faut, a-t-elle ajouté, accorder du temps aux écoles et apporter aux enseignantes et enseignants le soutien dont ils ont besoin.
  • Ont également été évoqués lors du point de presse les travaux prévus en ce qui concerne le gymnase (par ex. la place de l'informatique dans le programme gymnasial ou la planification d'une évaluation nationale de la formation gymnasiale), la révision totale de l'accord intercantonal universitaire, ou encore l'élaboration d'une stratégie pour l'éducation à l'ère du numérique. Le programme de travail contient des informations supplémentaires sur ces projets ainsi que sur d'autres travaux.
  • Représenter les cantons dans le cadre de la collaboration avec la Confédération reste l'une des missions principales de la CDIP. Ce travail s'est lui aussi intensifié ces dernières années, et il repose aujourd'hui sur des bases plus solides que jamais. En 2018, le troisième cycle de monitorage de l'éducation débutera avec la parution du troisième rapport sur l'éducation. La Confédération et les cantons s'appuieront sur ce rapport pour ajuster leurs objectifs communs concernant l'espace suisse de formation. Le développement à long terme du système d'éducation et de formation auquel ils contribuent ainsi est fondé sur les connaissances les plus récentes concernant le système éducatif (résultats de la recherche et de la statistique). La Suisse, constate M. Eymann, s'est dotée avec son monitorage de l'éducation, mis sur pied à l'initiative des cantons, d'un instrument qui peut servir de modèle sur le plan politique.

Editeur:
Service de presse du Secrétariat général de la CDIP
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